10 jours coincé sans argent sur l’île de Santorin

10 jours coincé sans argent sur l’île de Santorin

Il s’est passé tellement de choses sur l’île de Santorin, que j’ai eu du mal à faire tenir cet article en moins de 3000 mots (Google sanctionne les articles trop longs au niveau du référencement). Alors j’ai essayé de faire court.

L’histoire commence lors d’un road trip en Europe pendant l’été 2016. J’étais à Athènes, et l’envie m’est venu de visiter une des îles des Cyclades (soi-disant magnifiques). J’ai donc interrogé un local à ce sujet. Après une brève hésitation, il m’a parlé de Santorin.

Le lendemain, j’ai remballé mes affaires et je suis allé au port du Pirée acheter un ticket de ferry. Je ne me souviens plus de ce qui s’est passé à ce moment là – la vendeuse devait être mignonne – mais j’ai bloqué ma carte bleue en me trompant 3 fois de code. Finalement, j’ai payé en liquide. Après avoir acheté quelques vivres en prévision du trajet qui allait durer un bout de temps, j’ai embarqué à bord de mon ferry.

L’intérieur du bateau était plutôt luxueux. Je me suis installé et j’ai immédiatement téléphoné à mon père à propos de ma carte bleue. Je voulais lui demander quel était le délai à attendre pour qu’elle se débloque.

Quel innocent j’étais…

Quand il m’a appris que, pour la débloquer, je devais passer dans une agence, j’ai eu un moment de panique. Sans carte bleue fonctionnelle, il valait mieux rester à Athènes plutôt que d’embarquer pour une île inconnue. Tant pis pour les 30€ du ticket de ferry, je préférais débarquer. Je suis retourné sur le pont, mais le quai s’éloignait déjà, lentement. Le bateau était parti.

Bon… C’est pas grave. Au moins j’ai mon billet de secours, ça suffira pour m’acheter un ticket de retour, me suis-je dit – Je cache toujours un billet de 100€ au fond de mes papiers, en cas de problème de ce genre justement. Sauf que là ; re-moment de panique ! Je venais d’utiliser ce billet pour acheter le ticket et les vivres. J’ai fouillé mon sac et mes poches à la recherche de tout le liquide qu’il me restait. Résultat : 25€ et à manger pour 2 jours.

Bon… Ben autant profiter du voyage, ai-je pensé, en souriant à cette situation plutôt insolite et en regardant la mer qui s’étendait à perte de vue.

Ferry de Athènes à l'île de Santorin

Dans le ferry vers Santorin

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Le trajet était long. Le ferry effectuait de nombreuses escales sur les autres îles.

Pour passer le temps, j’ai pris une douche dans une des cabines privées, dont la porte était restée ouverte. J’ai mangé un melon qui m’encombrait (un exploit vu que le bar du bateau n’avait pu me fournir qu’un petit couteau en plastique). Et bien sûr, j’ai sympathisé avec les autres voyageurs. Mais aucun d’entre eux n’allait à Santorin. J’aurais pu débarquer à Ios par exemple, avec la plupart d’entre eux. Mais, sans raison particulière, j’ai décidé de m’en tenir à ma décision première.

***

Le bateau allait vers Santorin, sa dernière étape. La nuit était très avancée et tout le monde avait déjà débarqué. J’avais accroché mon hamac sur le pont et je regardais les étoiles au-dessus de la mer des Cyclades, me laissant bercer par le roulis du bateau. C’est vers 4h du mat, après 15 heures de trajet, que nous avons approché de ma destination. La nuit était sans lune et aucune lumière ne permettait de distinguer la forme de l’île dans la voute nocturne. C’était peu engageant. D’ailleurs, je commençais à me demander ce que j’allais faire une fois à terre. J’avais sommeil, j’avais faim et, surtout, je ne me sentais pas très bien.

J’ai débarqué au port d’Athinios, au pied d’une grande falaise. L’île est habitée de quelques villages et villes, mais curieusement, ce port en est assez éloigné. La seule façon de se rendre à la civilisation est de prendre le taxi ou une navette. De toute façon, je n’avais nulle part où me rendre. J’ai donc préféré m’asseoir à la terrasse d’un des petits restaurants, restés ouverts pour accueillir les touristes arrivant par bateau. J’ai commandé une salade pas trop chère, espérant que ça me redonnerait un peu d’énergie tout en économisant le peu d’argent qu’il me restait.

Alors que je mangeais, j’ai commencé à sentir mes lèvres piquer, puis enfler, puis ma gorge se resserrer tout doucement. Et là je me suis dit ; Merde… Je suis en train de m’asphyxier, et j’ai pas de sou pour payer l’ambulance.

Mais le serveur m’a rassuré tout de suite en m’expliquant que ça arrivait régulièrement, que c’était du à une herbe locale aromatisée dans la salade et qu’il suffisait d’arrêter de manger.

Et 3€ de perdus…

Au moins, il m’a offert un thé. Et effectivement, tout redevint normal en quelques minutes. Après cet épisode un peu angoissant, j’étais encore plus épuisé. J’ai demandé au serveur s’il connaissait un endroit isolé où tendre mon hamac et il m’a indiqué le bout du premier virage de la route qui montait au-dessus du port. Effectivement, au-delà du virage, j’ai trouvé un petit sentier qui longeait la falaise et, au bout de ce sentier, une plage déserte, encastrée dans la falaise, à peine éclairée par les lumières de mon ferry qui s’éloignait déjà de l’île.

Sans attendre, je suis descendu sur la plage, j’ai installé mon hamac entre deux rochers à 2 mètres du rivage, je me suis affalé dedans et je me suis endormi, laissant pour quelques heures mes problèmes se faire emporter par la brise marine d’une nuit d’été à Santorin.

***

Vers 10 heures, le soleil est apparu au dessus de la falaise et m’a tapé en pleine face. Je me suis alors réveillé avec une désagréable sensation d’humidité. Mon visage et mon t-shirt étaient trempés. Pensant d’abord que j’avais transpiré à cause du soleil, j’ai vite compris que c’était, en fait, une forte fièvre. J’étais presque incapable de me redresser et la sueur coulait à flot de mon front. Je me suis même demandé où j’étais pendant quelques secondes, avant de me rappeler que j’étais sur une plage isolée, seul, loin de tout, avec très peu d’argent. Vraiment pas un endroit idéal pour tomber malade ! En plus, j’ai réalisé que le sentier qui descendait jusqu’à la plage n’était pas un sentier mais une forte pente rocailleuse et jonchée de cactus. C’est à se demander comment j’avais réussi à descendre ça. En tout cas, dans mon état, j’étais incapable de remonter. J’étais donc coincé sur cette plage.

Difficilement, je me suis assis dans mon hamac et j’ai regardé le paysage. L’île semblait être en forme de croissant et j’étais dans son flanc intérieur. Au centre du croissant, un petit îlot semblait inhabité. Plus tard, j’apprendrai que Santorin est le cratère d’un ancien volcan (d’où sa forme de croissant), et que l’îlot du milieu constitue les restes de la dernière éruption. De nombreux petits bateaux allaient et venaient du port d’Athinios qu’on apercevait un peu plus loin. Si je faisais de grands signes, l’un d’eux pourrait peut-être m’apercevoir. Sinon, personne ne viendrait jamais me déranger sur ma plage déserte. Le ciel était sans nuage, la mer était calme et tout ce tableau était vraiment magnifique. La plage elle-même était paradisiaque ; du sable noir volcanique, des rochers blancs et des bosquets de cactus couverts de fruits. Le tout était surplombé par une grande falaise à l’allure et aux couleurs impressionnantes. Au sommet, on apercevait quelque unes de ces petites maisons blanches caractéristiques des îles grecques.

Plage déserte

La plage où j’ai été malade

Alors j’ai souri, et j’ai réalisé que, finalement, je n’étais peut-être pas si mal tombé.

J’ai installé mon poncho de pluie par-dessus mon hamac pour me protéger du soleil. Ensuite, j’ai essuyé ma sueur, changé de vêtements, avalé un Doliprane, noué mon foulard autour de ma tête puis je me suis recouché. Le mélange entre la chaleur du soleil tapant sur le poncho et la fraîcheur des vagues qui montaient presque jusque sous mon hamac donnait une température aussi délicieuse que le paysage et je n’ai pas tardé à me rendormir.

***

A mon réveil, j’ai d’abord été surpris de la couleur rouge écarlate du ciel et de la falaise au-dessus de moi. Mais en me redressant, c’est un spectacle magique que j’ai vu.

Coucher de soleil

L’île est connue pour ses beaux couchers de soleils et ses couleurs au crépuscule, et c’est mérité !

En tout cas, je me sentais un peu mieux. J’ai eu la force de me lever pour faire mes obligations d’ « être vivant », me rincer le visage à l’eau de mer et marcher un peu dans le sable. J’aurais pu remonter la pente pour essayer de rejoindre le port et prendre une navette, mais ne sachant toujours pas où aller, et comme la nuit allait tomber, j’ai préféré rester tranquille jusqu’au lendemain. J’ai mangé les quelques provisions qu’il me restait et quelques figues cueillies sur les cactus. Ce fruit a un goût un peu bizarre, mais il est très nourrissant. Par contre, il laisse plein de petites épines dans les mains quand on les cueille. J’ai regardé quelques épisodes d’une série sur ma tablette puis je me suis recouché.

***

Le lendemain, le soleil m’a encore réveillé à la même heure. Ma fièvre était tombée, mais je me sentais un peu fatigué, et surtout très sale. J’ai changé de vêtements, remballé mon petit campement et je suis retourné au port prendre une navette.

Je me suis rendu à Fira, qui sert de capitale à l’île. Mon objectif était d’abord de me faire un peu d’argent pour pouvoir me payer un ticket de retour à Athènes, et surtout, pour pouvoir manger. A ce moment, il ne me restait que 18 €… Alors j’ai fait le tour de tous les restaurants et hôtels de la ville, cherchant de la vaisselle ou du ménage à faire. Mais je n’ai rien trouvé. Comme l’île est très touristique et que c’était la pleine saison, tous les commerces étaient déjà blindés de personnel. Peut-être aussi que les gens ne voulaient pas m’embaucher à cause de ma mauvaise mine.

Après quelques heures, je me sentais déjà exténué et un peu découragé. Je voulais me laver et me reposer. Un commerçant me dirigea vers le camping de Fira, parait-il l’endroit le moins cher de l’île pour dormir. C’était 12€ par nuit l’emplacement pour tente. En expliquant que je n’avais plus un sou et que je n’avais qu’un hamac, j’ai pu négocier la nuit à 7€. Au vu de l’argent qu’il me restait, c’était cher, mais je mourrais d’envie d’utiliser les douches, la cuisine et la piscine. Et surtout, j’avais besoin du Wifi pour appeler mes parents. J’avais repéré un bureau Western Union et je comptais leur demander de m’envoyer un peu d’argent en dépannage. Alors j’ai payé une nuit, j’ai installé mon hamac au fond du camping, j’ai envoyé un message à mon père et je me suis calé dans la piscine pour récupérer un peu.

***

Le soir, alors que j’étais occupé à grignoter des graines de tournesol dans mon hamac, un mec est arrivé et a monté sa tente à côté de moi. Barbe tressée, queue de cheval, il était plutôt maigre et avait les yeux creusés. Il portait un T-shirt bien trop grand pour lui, un tout petit sac à moitié déchiré, et deux autres sacs qui semblaient contenir des instruments de musique. En tout cas, il n’avait pas l’air d’un touriste.

Dès qu’il eut fini d’installer sa tente, j’ai engagé la conversation. Il m’a raconté (dans un anglais d’un bon niveau) qu’il était syrien et qu’il venait d’arriver en Grèce par la mer après avoir fui la guerre dans son pays. Il était venu à Santorin dans l’espoir de se faire un peu d’argent en attendant une réponse de la commission européenne à sa demande de visa de travail.

A partir de là, on a passé tout notre temps ensemble, à cuisiner nos maigres réserves, visiter l’île et chercher des moyens de se faire un peu d’argent. Artiste, musicien, philosophe et plein d’autres choses, ce gars de 35 ans était vraiment intéressant. Il avait beaucoup à dire et à raconter, et il regardait la vie avec un sourire narquois malgré tout ce qui lui était arrivé. Je n’arrivais pas à prononcer son prénom entier alors je l’appelais par un diminutif : « Zol ».

Il transportait avec lui un luth et un gros tambourin. Parfois, il jouait du luth dans la rue pour se faire un peu d’argent. Il jouait plutôt bien ! Parfois même, il me demandait de l’accompagner au tambourin. Et bien, jouer du tambourin est bien plus dur que ça en a l’air ! Mais cette activité n’était pas très lucrative. Malgré le nombre de touristes qui arpentaient les rues, seuls quelques locaux nous donnaient un peu.

Fira : La capitale de Santorin

Fira, capitale de l’île

Une fois, après avoir joué pendant une heure en continu, on n’avait récolté que 2€. En voyant ça, il a eu l’air désespéré. Il faisait peine à voir. Je ne pouvais pas trop l’aider vu que, moi-même je n’avais plus un sou. Mais à la différence de lui, il me suffisait d’attendre que mon père daigne m’envoyer de l’argent (je le soupçonne d’avoir pris un malin plaisir à me savoir en galère !). L’homme devant moi vivait dans une toute petite tente, n’avait que quelques euros comme fortune, et personne ne lui enverrait d’argent. Malgré cela, il a vite retrouvé le sourire. Ce soir-là, j’ai payé le dîner ; Des souvlakis, frites, kebab et crème fraîche dans une galette pour 2€. C’est pile ce qu’il nous fallait !

***

Un jour, on est allé chercher du travail sur la plage de Kamari, qui est très fréquentée des touristes. En descendant du bus, un panneau nous indiquait la direction de la plage. Pourtant Zol est rentré dans le bureau de poste d’en face pour demander le chemin à une jolie femme qui tenait le guichet. Quand il est ressorti, je lui ai demandé pourquoi il avait demandé ça alors que le panneau était déjà là pour nous indiquer la direction. Il m’a répondu un truc du genre : « C’était juste pour recevoir un peu d’énergie positive d’une jolie demoiselle ». Il m’a bien fait rire ! C’est vrai que quand on n’a pas grand-chose, un rien nous fait plaisir, comme le sourire d’une jolie fille. C’est pour ça qu’on dit que l’argent ne fait pas le bonheur. Ces quelques jours passés à Santorin m’ont fait comprendre le sens de ces mots.

Comme prévu, la plage était pleine de monde et bordée de petits commerces. J’ai laissé Zol chercher du travail auprès des commerces, mais il n’a rien trouvé. Alors on a tenté autre chose. Il s’est installé au bord de la plage avec son matériel et a commencé à peindre. Je vous ai dit qu’il était peintre non ? Il avait déjà fait plusieurs petites peintures de Santorin sur du papier Canson. Alors pendant qu’il travaillait, moi, j’essayais de vendre ses peintures aux touristes français et anglais qui passaient. C’est moi qui lui avait soufflé cette idée, pensant qu’un petit souvenir en peinture de Santorin en intéresserait peut-être quelques uns. Effectivement, on en a écoulé 3-4 en jouant sur l’histoire du pauvre artiste sans le sou ayant fui son pays. Évidemment, j’ai voulu qu’il garde tout l’argent pour lui, mais il a insisté pour partager les gains. J’ai accepté en me disant que je lui revaudrais ça. Ça nous a assuré quelques nuits supplémentaires au camping.

***

Un jour, il m’a raconté comment il avait rejoint la Grèce depuis la Turquie, sur un petit bateau pneumatique remplis d’autres réfugiés. Au milieu du trajet, un patrouilleur turc avait tenté de les renverser en leur fonçant dessus. Le conducteur du pneumatique n’avait que deux choix : passer devant le patrouilleur et risquer de se faire écraser, ou passer derrière et risquer de chavirer dans son sillage. Les deux signifiaient la mort puisqu’aucun des réfugiés ne savait nager. Finalement, ils sont passés derrière et, par miracle, leur bateau n’a pas chaviré et ils ont pu s’échapper, profitant du temps nécessaire au patrouilleur pour faire demi-tour.

Curieusement, l’immigré que j’avais en face de moi me parlait de tout cela comme de son jogging du matin, sur un ton neutre, sans aucune émotion. Évidemment… Quand on a vu la mort quatre fois comme lui, on est obligé de prendre ça avec détachement.

Je n’évoquerai pas les problèmes d’immigration vers l’Europe dans cet article. Mais je vous garantis que j’y ai beaucoup réfléchi après ça.

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Une autre fois, alors qu’on jouait de la musique dans la rue, un local nous a abordé. Il disait qu’il adorait ce qu’on jouait (c’était du style un peu oriental, à l’image de Zol), qu’il n’avait pas de sou à nous donner mais qu’il pouvait nous offrir un verre.

Ce gars – il s’appelait Dimitri – tenait une petite boutique de souvenirs un peu plus loin. Il nous a emmené sur son toit, nous a servi du vin fait maison et même des trucs à manger. Vraiment un type sympa… Après que Zol lui ait raconté son histoire, il nous a parlé de la vie sur l’île. Les quelques locaux permanents de l’île travaillaient dans le tourisme pendant l’été, puis vivaient le reste de l’année des vignobles et de la pêche. Que demandez de plus !  Je vous souhaite de goûter un jour du vin de Santorin. Il est tellement sucré qu’on dirait un sirop. C’est délicieux !

L'île de Santorin

Vue du toit de Dimitri

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Quelques voyageurs et moi

Zol, deux autres voyageuses et moi au levé du soleil

Une autre fois encore, on a cueilli des figues sur des cactus qu’on a essayé de vendre sur la plage. On s’est fait un peu d’argent, mais on a vite arrêté car c’était sûrement illégal et Zol ne pouvait pas se permettre d’avoir des ennuis avec la police.

Au camping, les voyageurs se succédaient et j’y ai rencontré beaucoup de monde ! Mais l’article commence à être long, alors je ne parlerai pas d’eux.

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Neuf jours après mon arrivée sur l’île, nous sommes tombés complètement à sec d’argent. Ce soir-là, nous avons donc quitté le camping pour nous installer sur la plage où j’étais tombé malade à mon arrivée. Nous avons cuisiné des pâtes sur un petit réchaud que Zol gardait dans ses affaires, puis nous avons dormi sur le sable.

Le lendemain, j’avais reçu 100€ de mon père par Western Union, ainsi qu’un billet d’avion partant le lendemain d’Athènes pour le rejoindre en Espagne. Zol parlait, lui, de rejoindre un ami dans le Nord de la Grèce. Alors j’ai acheté deux tickets de ferry pour Athènes et je lui ai donné un peu d’argent pour qu’il puisse mener à bien son voyage.

On a quitté Santorin le jour d’après au lever du soleil. Ces quelques jours passés sur l’île sont restés gravés dans ma mémoire. Zol et moi, on s’est séparés à Athènes. Il a rejoint son ami, moi j’ai rejoint mon père. J’avais perdu du poids et je suis tombé malade dès mon arrivé en Espagne.

Ferry de retour à Athènes

Dans le ferry de retour à Athènes

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Aujourd’hui, Zol a obtenu le visa de travail. Il s’est installé à Berlin et a trouvé un job dans une galerie d’art. Je compte bientôt lui rendre visite d’ailleurs.

Et moi, j’ai gardé un bon souvenir de ce temps passé sur l’île de Santorin, malgré des moments un peu durs. Mais une chose est sûre ; Je n’ai plus jamais dépensé sans raison mon billet de secours !

 

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